Faits saillants Sondage
Sondage auprès de travailleurs québécois sur l’épargne en vue de la retraite
Question Retraite - 2010
Caractéristiques professionnelles des répondants
Parmi les travailleurs québécois de 25 ans et plus, 86 % travaillent à plein temps. Un travail à temps partiel est proportionnellement plus répandu chez plusieurs segments de répondants, dont :
- Les moins scolarisés (aucun diplôme, 24 % contre 14 % dans l’ensemble)
- Les plus âgés (55 ans et plus, 23 %)
- Ceux qui sont à leur compte (19 %)
- Ceux qui travaillent pour une petite organisation (moins de 20 employés, 23 %)
- Ceux qui sont nés à l’extérieur du Canada (20 %)
Deux répondants sur cinq ont un emploi non spécialisé, c’est-à-dire un emploi qui ne requiert aucun diplôme postsecondaire (40 %). Cette proportion grimpe à 47 % pour les régions autres que Québec ou Montréal. On observe en outre qu’elle passe de 52 % chez les travailleurs autonomes à 25 % chez ceux qui travaillent pour une organisation d’au moins 300 employés.
En excluant les travailleurs autonomes, 43 % des répondants ont affirmé occuper un emploi syndiqué. Une proportion significativement supérieure en ce sens apparaît, entre autres, dans les régions autres que Québec et Montréal (49 %), dans les organisations publiques ou parapubliques (68 %) et dans celles de 300 employés ou plus (57 %).
Toujours en excluant les travailleurs autonomes, il appert que 61 % des répondants travaillent pour une entreprise privée ou un organisme à but non lucratif, les autres œuvrant dans le secteur public (39 %).
Confiance dans le marché et les institutions
Le cinquième (20 %) des travailleurs québécois de 25 ans et plus disent avoir moins confiance dans leur principale institution financière qu’il y a un an. À noter qu’ils sont proportionnellement plus nombreux chez ceux âgés de 55 ans ou plus (30 %).
Spontanément, des proportions similaires de répondants attribuent la responsabilité de protéger les investisseurs au gouvernement (36 %), à l’institution financière (31 %) et à l’investisseur (31 %). Au total des deux mentions possibles pour cette question, il appert que l’institution financière (74 %) est identifiée comme le principal protecteur des investisseurs, devant le gouvernement mentionné par 65 % des répondants. Il est à noter que l’investisseur lui-même vient au dernier rang (52 %).
Les travailleurs trouvent que confier son argent à quelqu’un qui n’a pas de permis pour vendre des produits financiers est très risqué (cote de 9,2 sur 10). Le risque que représente le fait d’investir sans l’aide d’un conseiller obtient 6,8 sur 10 alors que confier son argent à quelqu’un qui a un permis obtient le meilleur résultat (5,5). Le fait toutefois que ce dernier résultat soit supérieur à 5 sur 10 montre que malgré tout, selon l’opinion des répondants, la détention d’un permis en soi n’annule pas complètement le risque lié au placement.
Face à une proposition de placement avec un rendement prévu exceptionnellement élevé, la plupart des gens seraient portés à se renseigner sur ce placement auprès d’une autre source (53 %). Certains douteraient de l’intégrité du conseiller (30 %) ou seraient inquiet face aux risques que ce placement représente (15 %). Tout de même, 1 % des travailleurs sauteraient sur l’occasion, ce qui représente plus de 30 000 Québécois.
L’organisation pour laquelle un professionnel qui offre des services financiers travaille est le facteur qui est pris en considération par le plus grand nombre de répondants (34 %) pour savoir s’ils peuvent ou non lui faire confiance. Relativement peu de travailleurs de 25 ans et plus se baseraient sur des éléments tangibles, tels que le curriculum vitae (13 %), le titre ou les permis (9 %) ou bien la scolarité ou les diplômes (6 %). Seulement 10 % se baseraient sur l’enregistrement du professionnel auprès de L’AMF.
Au contraire, des proportions élevées de répondants se fieraient à la réputation du professionnel (24 %), à l’opinion de leur entourage (21 %) ou encore à leur propre impression (5 %), critères qui pourraient s’avérer trompeurs.
Près du tiers des travailleurs québécois qui détient des épargnes ont modifié la gestion de leur épargne ou de leurs placements (29 %). Les principaux changements sont d’avoir réduit leurs investissements ou leur épargne (32 %), de dépenser moins (21 %) ou d’avoir pris conscience des risques et être devenu plus prudents (21 %).
En ce qui concerne les scandales financiers, ce sont 18 % des travailleurs qui ont changé quelque chose dans leur stratégies d’épargne ou de placement. Les principaux changements sont :
- Être plus prudent/diminuer les risques : 29 %
- Diminuer les placements/investissements : 20 %
- Modifier les placements pour des produits moins risqués : 19 %
Confiance à l’égard des conseillers
Le deux tiers des travailleurs de 25 ans et plus font affaire avec un conseiller pour leur épargne et leurs placements (66 %). Cette proportion est significativement plus élevée chez ceux dont le revenu personnel dépasse 40 000 $ (74 %), ceux qui travaillent pour une organisation qui compte au moins 300 employés (73 %) et ceux qui sont mariés légalement (70 %).
Ceux qui ne font pas affaire avec un conseiller disent ne tout simplement pas avoir suffisamment d’argent à placer pour le faire (47 %). Une proportion non négligeable de répondants précise plutôt qu’ils sont autonomes à ce chapitre (19 %). Toutefois, 16 % d’entre eux précisent ne pas faire confiance aux conseillers ou avoir peur des fraudes.
Les travailleurs québécois font surtout affaire avec des conseillers qui travaillent dans une banque ou une caisse (68 %). Les autres font affaire avec des firmes de courtage ou de placement (14 %) ou une compagnie d’assurance (9 %).
La plupart des travailleurs font affaire avec leur conseiller depuis plus de cinq ans (59 %). De plus, presque le tiers (32 %) de ceux qui ont un conseiller lui font confiance depuis plus de 10 ans.
Contrairement au résultat obtenu pour les institutions financières, peu de travailleurs de 25 ans et plus parmi ceux qui ont un conseiller depuis au moins un an se sentent moins en confiance à l’égard de leur conseiller que l’an dernier (4 %). En fait, c’est plutôt le statu quo pour une très forte majorité d’entre eux (87 %).
Le fait que le conseiller détienne ou non un permis pour vendre des produits financiers compte parmi les deux éléments jugés les plus importants par les répondants qui font affaire avec un conseiller, pour une note moyenne de 8,7 sur 10. L’autre aspect est la réputation de l’organisation pour laquelle le conseiller travaille (8,8 sur 10).En contrepartie, le titre du conseiller (6,4) et son mode de rémunération (6,2 sur 10) sont en moyenne jugés moins importants dans l’établissement d’une relation de confiance.
Les principales sources que les répondants qui ont un conseiller consulteraient avant de décider de faire confiance à un professionnel de ce type sont leur propre institution financière ou celle pour laquelle le conseiller travaille (38 %) et les membres de leur entourage (32 %). Peu de répondants auraient recours à une source indépendante et reconnue en ce sens. En effet, seulement 17 % déclarent qu’ils s’adresseraient à l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Seulement 24 % des répondants qui ont un conseiller disent avoir déjà tenté de se renseigner à son sujet. Et cela, même s’ils jugent très important de bâtir leur confiance sur le fait que le conseiller détient un permis pour la vente de produits financiers.
C’est principalement parce qu’ils ont confiance en leur conseiller (43 %) ou en l’institution pour laquelle il travaille (20 %) que les répondants disent n’avoir jamais tenté de se renseigner à son sujet. La confiance est également placée à l’avant-plan chez ceux qui disent avoir choisi leur conseiller sur la recommandation de quelqu’un d’autre en qui ils ont confiance (14 %) ou encore que leur conseiller est un membre de leur famille (6 %). Au total donc, 83 % de ces répondants déclarent ne pas s’être renseignés parce qu’ils font confiance.
Presque la moitié (48 %) disent que leur conseiller connaît très bien leurs besoins financiers. La plupart des autres (43 %) disent que leur conseiller les connaît assez bien. Ceci en laisse un peu moins de 10 % qui, de l’avis des répondants, ne connaissent pas bien leurs besoins financiers. Par contre, très peu (2 %) affirment que le conseiller n’a rien fait pour connaître leurs besoins financiers.
La proportion des répondants qui font affaire avec un conseiller et qui sont d’avis qu’ils ne reçoivent pas toute l’information qu’ils souhaiteraient obtenir de sa part n’est que de 5 %.
Planification financière au sein des couples
Plus des trois quarts des répondants ont un conjoint (78 %). Cette situation est proportionnellement plus fréquente chez ceux âgés de 35 à 44 ans (83 %) ainsi que chez ceux de sexe masculin (80 % contre 75 % pour les femmes). Les résultats présentés ci-dessous concernent seulement les couples.
La moitié des couples (54 %) sont mariés légalement et 46 % vivent en union de fait.
On note la présence de REER dans la majorité des couples. Au moins un des partenaire en détient dans 84 % des cas. La proportion de couples dont les deux conjoints détiennent un REER est de 61 %.
On note également la présence d’un régime de retraite d’employeur dans la majorité des couples (78 %). Cependant, la situation la plus fréquente est qu’un seul des deux conjoints en détient un (44 %). Le CELI, quant à lui, est seulement présent dans 36 % des couples.
La proportion de répondants dont le conjoint est bénéficiaire de leur assurance vie (85 %) est statistiquement équivalente à celle correspondant à la situation inverse c’est-à-dire que le répondant est bénéficiaire de l’assurance de son conjoint (82 %).
Ce sont 52 % des travailleurs de 25 ans et plus en couple qui pensent prendre leur retraite à peu près au même moment que leur conjoint. Plus de six répondants sur dix affirment planifier leur retraite avec leur conjoint (62 %). À noter que tout de même dans le quart des cas (25 %), les conjoints planifient séparément et que 11 % des répondants précisent spontanément qu’ils ne planifient pas du tout leur retraite.
Seulement 4 % des gens disent qu’ils ne planifient pas avec leur conjoint parce qu’ils ne sont pas sûrs d’être ensemble à la retraite. Les autres raisons données pour planifier séparément ne sont en fait pas de vrais obstacles à une planification commune. Dans une proportion de 20 % chacune, le fait de ne pas envisager prendre leur retraite en même temps et la différence d’âge entre les conjoints sont les raisons les plus souvent mentionnées.
Seulement 9 % des répondants comptent beaucoup sur l’épargne ou les revenus de leur conjoint pour leur propre retraite. En contrepartie, les trois quarts se fient peu ou pas du tout à leur conjoint à ce chapitre (75 %).
Alors que 55 % des répondants disent discuter de la planification financière de leur retraite tout au moins à l’occasion, une proportion presque aussi importante déclare le faire exceptionnellement ou jamais (45 %).
Trois répondants sur dix parmi ceux qui ont un conjoint s’estiment plus à l’aise que celui-ci en ce qui concerne les questions de placements et d’investissements (30 %). La situation inverse est observée dans 22 % des cas. Pour les autres couples, les deux conjoints sont aussi à l’aise l’un que l’autre (47 %) ou aucun des deux n’est à l’aise (1 %).
Parmi les répondants qui font affaire avec un conseiller, les trois quarts déclarent que ce dernier connaît très bien (47 %) ou bien (27 %) la situation financière de leur conjoint.
Francis Picotte
Régie des rentes du Québec






















