Faits saillants du sondage 2011

 

PROFIL DE LA POPULATION SONDÉE

  •  La population sondée est constituée d’approximativement 1 850 000 travailleurs québécois âgés de 25 à 44 ans.
  • De ce nombre, on estime qu’environ 1 650 000 (89 %) travaillent à temps plein et un peu plus de 200 000 (11 %) travaillent à temps partiel. Ainsi, on compte entre 450 000 et 500 000 travailleurs par tranche d’âge de 5 ans.
  • Plus de 80 % de ces travailleurs sont nés au Québec et tout près de 80 % également ont le français comme langue maternelle. Le tiers de ces travailleurs ont atteint un niveau universitaire, mais 45 % n’ont pas dépassé le niveau secondaire. Pratiquement les deux tiers ont des revenus personnels se situant entre 20 000 $ et 60 000 $ alors que le quart a des revenus supérieurs et 10 % ont des revenus qui n’atteignent pas 20 000 $. La répartition par sexe est relativement équilibrée avec une légère prédominance des hommes (54 %).

  

ÉPARGNE ET DETTES DÉTENUES

  • En termes d’épargne, la majorité de ces travailleurs détiennent des REER (60 %) et jouissent d’un régime de retraite de leur employeur (RCR) (59 %). Par contre, seulement un peu plus de 20 % (22 %) détiennent des CELI et tout autant un régime enregistré d’épargne-étude (REEE).
  • Le taux de détention de REER est nettement moindre (44 %) chez les moins de 30 ans, mais se stabilise autour de 65 % par la suite.
  • Le RAP est également assez populaire alors que 26 % de ces travailleurs en bénéficient ou en ont déjà bénéficié. La proportion est moindre (15 %) chez les moins de 30 ans, mais grimpe à près de 30 % pour les travailleurs plus âgés. En fait, 43 % de ceux qui ont des REER l’utilisent ou l’ont déjà utilisé pour le RAP.
  • La majorité (56 %) des travailleurs interrogés nous ont dit avoir une hypothèque. Les prêts auto (46 %) et les soldes impayés sur les cartes de crédit (41 %) sont deux autres formes de dettes qu’on retrouve chez plus de 40 % de cette population. Les autres prêts à la consommation (marge de crédit, prêts personnels divers, etc.) sont presque aussi fréquents (38 %) alors que les prêts étudiants et autres dettes d’études sont le lot de 15 % de ces travailleurs, mais 22 % chez les moins de 30 ans.

  

ATTITUDE À L’ÉGARD DE L’ÉPARGNE ET DES DETTES

  • Il y a trois raisons surtout pour lesquelles ces travailleurs contribuent à un REER, lorsque c’est le cas:
    • pour avoir un meilleur revenu à la retraite (87 %);
    • pour l’économie d’impôt qui en résulte (36 %);
    • pour pouvoir bénéficier du RAP (13 %).
  • Dans le cas des CELI, on les considère surtout (53 %) comme un coussin en cas d’imprévu, de coup dur financier. Aussi, 31 % des travailleurs pensent utiliser l’argent de leur CELI pour des projets à court terme comme l’achat d’un voyage, le paiement de travaux de rénovation ou autre projet non récurrent, mais à plus ou moins court terme.
  •  Par contre, il est très intéressant de noter que 25 % des travailleurs économisent dans leur CELI en vue de la retraite, faisant ainsi de leur CELI un complément intéressant au REER.
  • On est partagé presque moitié-moitié entre ceux qui considèrent épargner suffisamment et ceux qui ne le croient pas. Évidemment, cette perception est très étroitement corrélée avec le revenu personnel dont on dispose.
  • Au niveau des dettes, par contre, plus de 80 % (81 %) des travailleurs interrogés considèrent qu’ils consacrent suffisamment d’argent au remboursement de leur dette.
  • Seulement 4 % des travailleurs interrogés se considèrent comme très endettés, mais 40 % se considèrent comme moyennement endettés. Ainsi, la majorité (56 %) se considère peu (37 %) ou pas du tout (19 %)endettée.
  • Presque tous les travailleurs (97 %) sont d’accord pour dire qu’épargner c’est une sécurité. Un peu moins (69 %) sont d’accord aussi pour dire que rembourser ses dettes, c’est l’équivalent d’épargner. Ceux qui sont en désaccord se concentrent davantage parmi les groupes qui ont moins de revenus et plus de dettes. Dans leur cas, épargner c’est probablement plus que juste arriver à payer ses dettes.
  •  Pour 30 % des travailleurs, épargner c’est se priver. On comprend donc que ce ne soit pas tout le monde qui soit prêt à faire l’effort même si, pour 40 % des travailleurs, épargner c’est surtout utile pour les projets à court terme, mais on est moins d’accord avec cette affirmation lorsqu’on a déjà des investissements à plus long terme comme des REER, des REEE ou des hypothèques.
  • Interrogés à savoir ce qu’ils feraient d’une entrée d’argent imprévue de 5 000 $, la moitié des travailleurs (50 %) disent qu’ils utiliseraient cette somme pour rembourser ou réduire leur dette de façon générale (ou plus spécifiquement pour rembourser leur hypothèque (13 %)).
  • Environ 20 % l’investiraient et ceux-là se répartissent à peu près moitié-moitié entre ceux qui investiraient dans des régimes enregistrés et ceux qui investiraient dans d’autres formes de placement.
  • Enfin, un peu moins de 20 % utiliseraient cette somme pour se payer un voyage, acheter des biens, rénover une maison ou autre dépense de consommation.

  

ATTITUDE À L’ÉGARD DE LA RETRAITE ET DES CHANGEMENTS SOCIAUX QUI S’Y RATTACHENT

  • On prévoit surtout prendre sa retraite à 65 ans (35 %), mais le quart des travailleurs interrogés espèrent prendre leur retraite à 60 ans. En moyenne, on compte prendre sa retraite à 61,3 ans, ce qui représente tout de même 2 ans plus tard que ce qui avait été mesuré lors d’un sondage semblable pour Question Retraite en 2003 (59,4 ans).
  • L’idée de travailler au-delà de 65 ans apparaît acceptable pour la moitié des répondants (surtout parmi les plus âgés), mais inacceptable à l’autre moitié.
  • Cependant, 20 % seulement ne ressentent pas déjà le besoin d’épargner pour leur retraite, surtout parmi les plus jeunes bien sûr.
  • Il faut dire que pour presque 40 % de ces travailleurs (38 %), épargner pour la retraite peut paraître décourageant en raison des montants qu’il faut épargner pour avoir un impact important. C’est le cas bien sûr surtout de ceux qui sont moins à l’aise financièrement et pour qui l’épargne demande par conséquent plus d’efforts. Néanmoins, 80 % des travailleurs interrogés sont optimistes face à leur situation financière à la retraite.

  

ATTITUDES À L’ÉGARD DE L’ÉPARGNE POUR LA RETRAITE

  • On se partage presque moitié-moitié entre prendre l’argent immédiatement ou un fonds de pension plus tard, dans l’hypothèse ou les travailleurs qui n’ont pas de RCR se verraient offrir par un employeur éventuel le choix entre une augmentation de salaire ou l’adhésion à un tel régime. Par rapport à la même question en 2003, il y en a 10 % de plus (50 % contre 40 %) qui choisiraient l’augmentation de salaire, ce qui est peut-être un signe de temps économiques plus difficiles.
  • Presque la moitié (45 %) des travailleurs n’ont pas vraiment d’idée du montant qu’il leur faudrait épargner pour maintenir leur niveau de vie actuel à la retraite.
  • En même temps, un peu plus de la moitié (54 %) dit n’avoir jamais consulté afin de recevoir des conseils sur la planification financière de leur retraite.
  • Les principales raisons qu’ils donnent pour cette situation sont :

1. ça ne les intéresse pas, ils n’ont jamais pensé à ça (24 %);

2. ils se considèrent comme trop jeunes (23 %);

3. ils n’ont pas eu le temps (20 %);

4. ils se considèrent comme capables de planifier par eux-mêmes (13 %).

  

ATTITUDE GÉNÉRALE À L’ÉGARD DES QUESTIONS FINANCIÈRES

  •  La majorité des travailleurs de cet âge reconnaissent s’y connaître peu (43 %) ou pas du tout (11 %) en matière de finance et de placements. En fait, seulement 8 % de ces travailleurs disent s’y connaître beaucoup en la matière.
  • Dans l’ensemble, c’est tout de même un sujet (la planification financière de la retraite) qui intéresse la plupart des travailleurs interrogés, soit beaucoup (15 %) ou assez (44 %), bien que cela en laisse une bonne proportion (41 %) que ces sujets n’intéressent pas.
  • On considère important que les jeunes soient sensibilisés dès l’adolescence aux questions financières et à l’épargne : la majorité (56 %) considère que c’est très important et la plupart des autres (37 %du total) considèrent que c’est assez important. On considère de plus que ce sont surtout les parents (63 %) et l’école (21 %) qui sont responsables d’inculquer ces valeurs aux jeunes.
  • On considère tout aussi important que les jeunes travailleurs soient sensibilisés dès leur arrivée sur le marché du travail à l’importance de l’épargne retraite : cinq travailleurs sur huit trouvent que c’est très important et la plupart des autres (34 % du total) disent que c’est assez important pour un total de 96 %. Dans ce cas cependant on est partagé sur la question de savoir à qui incombe cette responsabilité de les sensibiliser : les parents (29 %), l’employeur (27 %), les institutions financières (16 %) ou le gouvernement (15 %)?

  

PUBLICITÉ ET INFORMATION FINANCIÈRE

  •  Les travailleurs se partagent exactement moitié-moitié entre ceux qui aimeraient en connaître davantage sur les questions de finances personnelles et ceux qui ne le souhaitent pas.
  •  Dans le cas de ceux qui ne le souhaitent pas, le plus souvent c’est parce qu’on considère qu’on en sait déjà bien suffisamment (41 %). La plupart des autres disent que ces sujets ne les intéressent pas du tout (15 %) ou qu’ils ont déjà un conseiller pour ça (14 %).
  • Pour ceux que ça intéresse, les sujets de l’heure seraient :

1. les types de placements et comment faire de bons rendements (43 %);

2. les régimes de retraite et leur fonctionnement (37 %);

3. les REER et les CELI et leur fonctionnement (17 %).

  • On se sent par ailleurs plus ou moins interpellé par la publicité habituelle sur les REER. Ainsi, une majorité de ces travailleurs (55 %) sont d’avis que la publicité traditionnelle sur des REER et autres formes d’épargne pour la retraite ne les rejoint pas, surtout parmi les plus jeunes.
  • Nous avons également testé d’autres idées qui étaient ressorties lors de groupes de discussion sur les communications et la publicité sur l’épargne retraite et voici les proportions de travailleurs qui sont d’accord avec les différentes positions testées :
    • le fait de vous présenter des avantages à court terme d’un REER ou d’un CELI vous incite a épargner (67 %);
    • une publicité-choc où on verrait l’effet de ne pas avoir épargné serait plus convaincante pour inciter les gens à épargner que celles que l’on voit présentement (62 %);
    • les publicités sur les REER s’adressent davantage à des gens d’une autre génération que la vôtre (37 %);
    • lorsque vous entendez le mot retraite, vous vous dites que c’est pour les autres (22 %).

 



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